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LIGAMENTOPLASTIE DU GENOU LCALIGAMENT CROISE ANTERIEUR

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INTRODUCTION

INTRODUCTION

La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) est une des pathologies les plus fréquentes de la traumatologie sportive ou de loisir (environ 50 000 par an en France). Elle concerne tout le monde : des sujets jeunes à l'adulte de plus de 40 ans.
Le ligament croisé antérieur constitue avec le ligament croisé postérieur le pivot central du genou. Ils tirent leur nom de leur position entrecroisée à l'intérieur du genou, entre les deux condyles fémoraux. Associés aux formations
périphériques (ligament collatéral médial, ligament collatéral latéral, et capsule articulaire) ils stabilisent le genou dans les différents plans de l'espace. Le LCA assure la stabilité antéro-postérieure du genou et dans les mouvements de rotation-flexion (pivot), en courant (lors des changements de direction) et à la réception des sauts.

Les causes de rupture sont essentiellement sportives, dans plus de 90 % des cas. Il s’agit des sports pivot comme le ski, puis les sports «de pivot-contact», comme le football, le rugby, le handball, le basket-ball et les sports de combat, qui sont le plus souvent en cause.    

Les principaux mouvements pouvant la provoquer sont l'hyper-extension brutale (shoot dans le vide, impulsion de Football, Ski, Sports de combat, Rugby, Basket-ball, Football américain), les mouvements de flexion-rotation interne forcée ou ceux en valgus-flexion-rotation externe forcée.

 

Certains mécanismes sont moins typiques et toute entorse de genou lors d’un traumatisme à forte énergie mérite d’être examinée par un spécialiste : médecin du sport ou chirurgien orthopédiste. Il n’est par exemple pas rare de découvrir des ruptures du LCA en moto verte, sous diagnostiquées, car non suspectées.

Selon le niveau d’instabilité ressentie, elle peut être traitée fonctionnellement (kinésithérapie) ou chirurgicalement (environ 50% des cas).


Lorsqu’il existe une laxité et une instabilité, le LCA doit être reconstruit. La rupture du ligament croisé antérieur ne cicatrise pas spontanément. Les répercussions sur la stabilité du genou sont variables selon les personnes et le sport pratiqué. Certaines activités sportives et certains mouvements ne peuvent pas être effectués en l’absence de ligament croisé antérieur efficace. Ces activités provoquent des accidents d’instabilité qui peuvent occasionner des lésions du cartilage à long terme, des fissures méniscales et des autres ligaments.


Par conséquent, l’évolution naturelle se fait vers une dégradation progressive de l’articulation.

INTERVENTION

INTERVENTION

Cette intervention dure en moyenne 1h15. Elle est effectuée sous anesthésie générale ou loco-régionale en fonction de ce qui a été décidé lors de votre consultation d’anesthésie.


Il existe plusieurs techniques opératoires pour créer un nouveau ligament antérieur du genou. Ici, c’est un des tendons ischio-jambiers ; le demi-tendineux qui est prélevé pour créer un nouveau ligament croisé antérieur. Cette technique opératoire est appelée DT4.

La plastie du ligament croisé antérieur se déroule en plusieurs temps : En premier lieu, une incision est effectuée sous votre genou pour prélever le demi-tendineux (DT), un des tendons des ischio-jambiers. Celui-ci est ensuite plié en quatre (DT4) avec une longueur et un calibre convenable en fonction de votre morphologie. Il est ensuite faufilé avec des fils non résorbables de très haute résistance permettant de le maintenir plié. Il est ensuite mis de côté durant la préparation de votre articulation. Le prélèvement de se tendon n’aura pas de répercussion néfaste sur le fonctionnement de votre genou.

 

Ensuite, vient le temps arthroscopique, c’est-à-dire que votre articulation est examinée et préparée sans être ouverte complètement. Cela est possible grâce à deux petites incisions de chaque côté de votre rotule. Une petite caméra est glissée dans l’une d’entre elle et dans l’autre, l’opérateur utilise divers instruments (pinces de toutes sorties, palpeur..). Un état des lieux de votre genou est fait. L’état des ménisques est vérifié et réparé si c’est nécessaire. L’aspect du cartilage est vérifié. Ensuite les résidus de votre LCA rompu sont retirés et l’échancrure de votre genou est nettoyée pour le passage du futur ligament.

 

Une fois cette étape effectuée, des broches et des mèches sont passées dans le tibia et le fémur pour créer des tunnels qui permettront d'accueillir votre nouveau ligament.

Le greffon est ensuite glissé dans votre genou à l’aide de fils tracteurs. Le nouveau ligament est calé sur le fémur et le tibia à l'aide de petits dispositifs qui permettent de le garder en place et l'empêche de se détendre. Le chirurgien effectue plusieurs cycles de flexion et d’extension afin de vérifier la tension de votre nouveau ligament et de ce fait, la stabilité de l’articulation.

Dans certains cas une plastie de retour externe type lemaire dite “extra articulaire” pourra être effectuée en plus de votre nouveau ligament :

  • Si vous êtes un sportif avec sport pivot.
  • Si votre genou est hyper laxe.
  • Gros ressaut en rotation interne.
  • Dans le cadre d’une reprise.

 

Cet acte supplémentaire empêchera la rotation interne du tibia et stabilisera davantage votre genou.

Une fois l’intervention terminée, un pansement stérile est mis en place durant 15 jours.


Dans les suites de l’intervention, vous serez surveillé et vous bénéficierez d’un traitement adapté à vos besoins pour la gestion de la douleur. Une attelle de cryothérapie peut également être mise en place pour limiter la douleur et le risque d’hématome.

RÉÉDUCATION ET POST OPERATOIRE

RÉÉDUCATION ET POST OPERATOIRE

RÉÉDUCATION
ET POST OPERATOIRE

La durée d’hospitalisation est en ambulatoire. La rééducation commence directement après l'intervention, ensuite vous la poursuivrez chez vous avec un kinésithérapeute de ville pendant plusieurs mois.


L’appui est autorisé le jour même de l’intervention avec des béquilles et vous garderez une attelle environ 10jours.


Les pansements seront réalisés tous les 2 ou 3 jours et les agrafes seront retirées au bout de 15 jours.

LES RISQUES ET COMPLICATIONS

QUELS SONT LES RISQUES ET COMPLICATIONS ?

QUELS SONT LES RISQUES ET COMPLICATIONS ?

Comme toute intervention chirurgicale, la pose d’une prothèse totale de genou comporte des risques :

  • Risques de lésions nerveuses et artérielles. Bien qu’extrêmement rare, il n’est pas exclu de léser l'artère poplité ou encore le nerf sciatique poplité externe situé en arrière du genou.

 

  • Risques infectieux : possible mais extrêmement rare car il s’agit d’une intervention sous arthroscopie. Si cela arrive un traitement sous antibiotique est mis en place et un lavage de genou peut être envisagé.

 

  • Risque thromboembolique (phlébite): il s’agit de petits caillots de sang qui se forment dans la jambe et restent coincés à cause de la diminution de la mobilité. Un traitement à base d’anticoagulant est mis en place pour éviter ce type de complication.

 

  • Risque d’hématome: malgré la coagulation effectuée durant l’intervention, il peut se former un hématome. La prise en charge de cette complication varie en fonction de l’ampleur de celui-ci (évacuation, transfusion…).
  • Risque de raideur de l’articulation si des adhérences se forment dans le genou. Dans ce cas précis, une intervention pour les libérer peut être envisagée. Parallèlement la rééducation doit être commencée précocement pour éviter cette complication.

 

  • Risque d'algodystrophie entraînant des douleurs et une raideur. Cette pathologie se traite avec des médicaments sur un plus ou moins long terme.

 

  • Risque de complication cutanée : une chéloïde peut apparaître lorsqu’il y a une fabrication excessive de tissus cutanée lors de la cicatrisation. 

 

  • Risque de “Syndrôme du cyclope” : il s’agit de la prolifération d’un nodule fibro vasculaire au développé au dépend du LCA. Une intervention sous arthroscopie est nécessaire pour le retirer.

 La liste n’est pas exhaustive et les complications restent rares.

LES RÉSULTATS ATTENDUS ? 

QUELS SONT LES RÉSULTATS ATTENDUS  ?

QUELS SONT LES RÉSULTATS ATTENDUS  ?

Dans 90% des cas, cette intervention permet de redonner à votre genou une parfaite stabilité afin que vous puissiez reprendre vos activités tout en vous préservant des lésions cartilagineuses ou méniscales.


La technique du DT4 à de nombreux avantages ; il s’agit d’un geste mini-invasif entraînant une petite incision. La résistance du nouveau ligament composé de quatre brins est très satisfaisante. Enfin, l’os est préservé au maximum.


Les blocages, l’instabilité du genou et les douleurs disparaissent peu de temps après l’intervention. La force musculaire et la motricité complète de votre genou reviendront entre 3 et 6 mois plus tard. Cependant, une nouvelle rupture de votre ligament croisé est possible. Il faut donc rester vigilant lors de la pratique de sport entraînant la rotation de votre genou tel que le tennis, le rugby, le football…La compétition peut reprendre entre huit mois et un an après l’intervention.


La reprise de la conduite est possible sur des petits trajets entre 15 jours et un mois après l’intervention. Les longs trajets peuvent entraîner des douleurs ainsi que de l'œdème sur le membre opéré.


Pour ce qui est de la reprise de votre activité professionnelle, votre chirurgien décidera en fonction de votre fonction et de vos trajets pour aller au travail.